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KILLING
JOKE
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"Hosannas
from the Basements of Hell" 2006 |
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temps, afin d'enlever certaines illusions à ceux qui attendent une
suite au KILLING JOKE 2003, "Hosannas..." est surprenant.
En effet à l'inverse de "2003" qui s'inscrit dans
les albums accessibles de Killing Joke (comme "Night Time"
et "Pandemonium"), "Hosannas..." se classerait
dans la catégorie des albums réservés aux fans du groupe
("Democracy", "Extremities...", "Revelations"). Pourquoi ? Premièrement le son. Celui-ci est rèche comme si le groupe n'avait pas souhaité le peaufiner à l'extrême. Les vocaux sont sous-mixés, la batterie semble aérienne, la basse ronronne (je crois ne m' être jamais aussi bien rendu compte du jeu exceptionnel de Raven), et la guitare explose dans tout les sens. On pourrait le rapprocher des mixages tant critiqués de l'album "Democracy". Geordie laisse tomber les riffs abrupts de 2003 au profit d'un jeu plus souple et plus complexe où sa guitare déferle avec la grâce qu'on lui connaît. Ce son si particulier et si indentifiable qu'il donne l'impression de retrouver un vieil ami. Jaz lui ne change pas, il continue sur sa lignée de 2003, quoiqu'on peut sentir un mysticisme grandissant donnant à ses parties vocales une plus grande théatralité. On remarquera que Jaz s'efface beaucoup plus qu'auparavant au profit de la musique. Raven est égal à lui même, ses lignes de basses millimétrées font mouche à tous les coups et le jeu du nouveau batteur Ben Calvert le complète à merveille. Parlons-en de Ben justemment. Quel puissance ! Quel rythme ! Malgré son jeune age (23 ans !), il martèle ses futs avec une frappe tectonique digne du groupe dont il fait partie désormais. Son jeu est aussi marqué d'influences tribales et on ne peut que saluer cette petite trouvaille de Geordie. Quand aux parties synthés, rien de spécial à dire (sinon que j'ai oublié le nom du ptit jeune qui s'en occupe), elles se révèlent plutôt discretes tout au long de l'album, sauf sur "Invocation". Parlons-en des morceaux tiens ! Tout commence avec "This Tribal Antidote", morceau mid-tempo aux accents "Absent Friends" prononcés. On sent déjà ou l'album va nous mener ... à un retour programmé vers des sonorités plus mélodiques. Ce morceau est une merveille et se trouve à mes yeux être un futur classique du groupe (quoique j'avais pensé la même chose de "Savage Freedom" à l'époque de "Democracy"). Belle entrée en matière ... Puis on enchaîne avec "Hosannas..." qui fait violemment penser à une suite du morceau "Implant" ("2003"). La rythmique s'emballe un peu plus, ponctuée de breaks laissant libre cours à la froideur caverneuse de la voix d'un Jaz Coleman toujours aussi possédé. Les variations mélodiques sont surprenantes de maîtrise, et on se sent très vite emporté par les longues nappes de synthé. Un futur classique aussi, assurément. Puis arrive "Invocation", ersatz de "Communion", un peu longuet sur album, mais qui risque de faire très mal en introduction de concert (j'imagine déjà Jaz faire ses sauts de 5 cm en prenant un air halluciné les bras en croix lol). "Implosion" est ... monstrueux de puissance. Y'a pas à tortiller, quand Killing Joke devient épique on se sent tout petit. C'est massif, rapide (un peu long soit) et le fan à le dos qui se hérisse quand Jaz hurle son "Implosion !". Le jeu de Geordie ressemble un peu à celui de "Seeing Red", ce qui donne des attaques très efficaces (malgré le son moins marqué metal). "Majestic" est un des chefs d'oeuvre de cet album. Dans la ligné des morceaux de l'album "Extremities...", avec un soupçon de "Pandemonium" et de "Revelations", il s'impose comme un classique inconditionnel tant par sa richesse musicale que sonore. La voix de Jaz s'y fait enfin claire sur les couplets, ce qui est plus qu'agréable. Les guitares de Geordie passent du riff puissant à des mélodies entêtantes, et la basse de Raven ronronne au contact d'une rythmique hybride entre la batterie de Ben et les machines du nouveau synthé (dont le nom m'échappe toujours mais ça va me revenir). "Walking with Gods" est le morceau dancefloor de l'album. Je plaisante bien sûr, quoique les "claps" du synthé sont un peu déstabilisant au départ. Ambiance sombre et dansante qui rappelle des morceaux comme "Silent Rage" (issu des démos 2001), ou les meilleures heures de la periode "Pandemonium/Democracy" quant Youth se lachait sur la techno :-). "Lightbringer" est puissant, puissant mais trèèèèèèèès long (9.38). La batterie est calquée sur "Pssyche" (je ne serais pas étonné d'un enchainement entre les deux en concert), la voix démarre à la "Asteroid". Pas plus original que ça, il a le merite de bien bouger et d'être teeeeerrrrrriblement entétant comme l'était "Pssyche". Je me permets la comparaison car même les guitares suivent un schéma similaire. "Judas Goat" surprend car il est à contrepoint de "Lighbringer". Rythmique saccadée bourrée de contretemps, des sons zarbis cernant l'auditeur dans tous les sens (là on voit le boulot du synthé !), la voix de Jaz très planante, les guitares industrielles de Geordie changeant de visage suivant les parties, une structure de morceau passionnante ... Wow ... Ce morceau est tout bonnement une merveille ! A enchainer après un "Beautiful Dead" ... On termine avec "Gratitude" au tempo lent, suite logique au précédent. Mystérieux, planant, on se laisse avoir par cette longue melopée, conclusion idéale d'un album oh combien surpenant par sa richesse musicale et son aspect abouti. Je dois avouer que malgré le choc à la première écoute, dû à ce mix si particulier, l'album tourne en boucle chez moi depuis hier sans que j'arrive à m'en lasser. Je dirais que ce mix est parfait en fait, je ne vois pas comment il aurait pu en être autrement. j' admets que le tout manque un peu de stéréo et que les niveaux sont bizarres, donc mieux vaut attendre la sortie dans 2 mois pour se faire une idée précise. Les longueurs d' "Hosannas..." font sans doute sa force, interdisant tous hits potentiels, obligeant l'auditeur à parcourir la trame des morceaux, à voyager dans l'esprit démoniaque de ce Jaz Coleman, décidemment impressionnant dans sa longévité créative. Ashkan |
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| TRACKLIST : | |||
| 1. This Tribal
Antidote 2. Hosannas From The Basement Of Hell 3. Invocation 4. Implosion 5. Majestic 6. Walking With Gods 7. Lightbringer 8. Judas Goat 9. Gratitude |
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